Le musicien

Le musicien
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"Le musicien" :

Co* m'a fait découvrir
un excellentissime court-métrage
Stylisé façon Tim Burton
La jolie musique est signée Margo
Court-métrage à télécharger sur ce site : click ici




__________________________Dis moi tout ce à quoi tu penses... maintenant!

# Posté le mardi 07 juin 2005 13:52

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:06

Le fil d'un corps décousu (peinture : *Three Ages of Woman*)

Le fil d'un corps décousu (peinture : *Three Ages of Woman*)
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*Parce que j'aimerais ne pas vous oublier* Parce que je vais désactiver ce blog => Maux-desprit. Parce que je tenais néanmoins à partager ce texte collectif, ce petit univers rapiécé. Parce qu'en secret nos plumes sont de petites filles, de petits garçons. Parce qu'on s'oublie dans ses rires silencieux. Parce qu'on s'ignore dans ces cris indolores. Parce que le partage parfois est lumineux. La solitude, souriante. Parce qu'on est sans trop vouloir être. Parce qu'on aime sans trop vouloir aimer.










_____________________Voici donc l'article tel qu'il se présentait alors:

Si je vous dis *Cadavre exquis* vous me répondez... « Anthropophage » !?? Mais non patates !! C'est un jeu !!! Le jeu fut inventé par les surréalistes et la première phrase obtenue par ce procédé surréaliste, en 1925, fut : "Le cadavre exquis boira le vin nouveau". Le principe du cadavre exquis est simple : il s'agit d'un jeu collectif consistant à composer des phrases à partir de mots que chacun écrit tour à tour ! Bon ici on va un peu l'adapter vous pourrez compléter le mot ou la phrase précédente en laissant soit des mots, des bouts de phrases ou même, soyons fou, des phrases entières !! Ce que vous voulez en fait! De mon côté j'ajouterai régulièrement vos petites sucreries à l'article !




Chap I

« Je n'ai rien d'un *prince*, rien de *charmant* ; ou alors je ne me suis pas réveillé au bon endroit ??!! » Etrange comme quelques paroles fredonnées devant sa glace, même les plus insignifiantes, peuvent exprimer la tempête de sentiments qui ravage toutes les fibres d'un corps. « Pourquoi suis-je né ? Qui suis-je ? »
Caressant d'une main furtive le piercing de son arcade sourcilière, celui qu'on surnomme affectueusement l'indécis, le pensif érodé, pris la sage décision de sortir les poubelles qui jonchaient sa vie. Facile à dire! A la seule évocation de ce titre invraisemblablement acquis de *Prince de la Nouvelle-Hélène*, il ne pouvait qu'être circonspect : "c'était où, la Nouvelle-Hélène??! et en quel honneur méritais-je de jouer les princes???"
Il eut alors une idée. Il se saisit du téléphone posé sur la commode de la chambre pour appeler le bureau des renseignements du journal local. Peut-être pourrait-il lui apporter quelques réponses ces *charognards de journalistes*, comme il aimait les appeler. Mais la ligne comme à son habitude était occupée. Alors il alluma son PC, se connecta à internet, et tapa les lettres N-O-U-V-E-L-L-E-H-E-L-E-N-E sur les touches jaunies de son clavier bancal, celles-ci s'inscrivirent sur son écran, et quelques secondes plus tard, les résulats de sa recherche s'affichèrent. Il découvrit ainsi avec effroi que son monde, celui auquel ses souvenirs se raccrochaient, n'existait plus... ou peut-être n'avait jamais existé??! Il poursuivit ses recherches et découvrit aussi les irrégulières crise de folie qu'elle piquait... des crises d'euphorie. *Elle*, c'était la défunte impératrice de ce royaume décidemment bien étrange, Dame Andelia. Sa "folie des humeurs", l'avait conduite à faire chaque jour repeindre le royaume (sujets et bâtisses) aux couleurs de son karma.
Suffit! il en avait assez lu! c'était tout à fait grotesque. Un tel monde ne pouvait exister??!! Il prit sa veste noire, puis sortit de la maison pour se rendre à la rencontre de...merde! Il venait de poser le pied gauche dans une infame chiure canine aux effluves immondes... décidément c'était vraiment pas son jour, bref, reprenons... Il (re)prit sa veste noire, puis sortit de la maison pour se rendre à la rencontre de lui même, mais trouva le *vide universel*. Il decida alors de descendre dans la petite boutique d'à côté pour acheter un produit pour ainsi pouvoir nettoyer ses chaussures. Deux grosses déceptions et un petit "accident" dans la journée ça fesait beaucoup, alors il alla dans le bar d'à côter s'offrir une petite bière, quand soudain il fit une révélation :
" Moi je veux mourir sur scèneuhhhhhhhhh", avec un léger strabisme et un faux air de Dalida , il renversa toutes les chopes de bières qui trainaient sur le comptoir, et monta dessus en entamant un très beau moonwalk. C'est alors que le patron du bar, ébahi, lui dit : "Le monde est perdu, il vit très bien sans elle". Son verre à la main, il dessida de rester ici jusqu'à ce que le nuit vint le toucher. Elle lui caresserait le peau avec la douceur d'une mère. La lune lui lècherait les yeux, et il partirait de ce bar, de ce monde immonde qui fut le sien, qui est le notre.
Au petit matin, un café vite avalé, il se dépècha d'allumer la télévision pour s'y abreuver d'un bulletin d'informations. Il était amusant de constater le ton sarcastique des commentaires que l'éxubérance de la défunte impératrice inspirait le jour de ses funérailles :
"Elle était heureuse.
Puante et laide, elle était heureuse... plus rien n'avait de sens à ses yeux, Plus Personne ne comptait... tout était n'importe quoi... mais elle était heureuse; le plus grand degré d'Euphorie qui puisse exister... "Mangez, fourmis inutiles, mangez!" C'était sa phrase, une phrase lui appartenant, elle était folle."
Autant dire que maintenant notre *Prince* était pour le moins déboussolé! Il était certain qu'il ne pourrait pas resté caché indéfiniment! La garde rapprochée de la défunte reine était surement déjà à ses trousses! Il fallait trouver un moyen de quitter ce monde dont il était persuadé de ne pas appartenir!
C'est alors qu'on sonna à la porte! Il prit son sac et s'enfuit par l'arrière-cours. Il se cacha derrière un bosquet, s'assura que la rue était bien déserte et courru du plus vite qu'il pu en direction de ...bang!! Il s'écroula!!



Chap II

" Ma Reine ne sourit que quand l'eau est rousse du sang de ses meurtres... Ma Reine aime se créer du manque et souffrir. Ma Reine cherche à m'abattre. ", pensa-t-il alors qu'il entrevit dans les vapes 36 chandelles en train de tournoyer autour de lui... Il s'était pris une branche de saule toute pourrie. Cette reine toute stupide le prenait vraiment pour un idiot. Mais c'était peut-être vraiment un imbécile de première. Comment ne pouvait-il pas avoir vu son allure décharnée, sa laideur faciale, son cul trop gros, ses cuisses trop maigres! Bref, une beauté mais en moche. En se relevant son imagination se mit en branle...il venait d'avoir une idée : "quitte à être laid...pourquoi ne pas en rire?"... alors il déchira un bout de sa veste noire et clama haut et fort que désormais il se lancait dans la politique! Il ferait de ce royaume, un endroit vivable comme il l'avait toujours imaginé, où les mots liberté, égalité et franche rigolade prendraient tout leur sens. La musique et l'art en général y serait les plaisirs suprêmes. On y verrait aussi lui meme bien sûr puisque roi du royaume. Après avoir déchiré sa veste il s'attaqua à son chemisier, son pantalon tout ses vêtements y passèrent jusqu'à ce qu'il se retrouve nu. Au milieu de cette rue sombre, il senti un regard se poser sur lui. Il se tourna et vit la reine, écarlate devant la virilité débordante de notre héros. Que pouvait-il faire? Il s'empressa de courir se cacher derrière un des gardes immobiles de la majesté. Et c'est alors que celle-ci hurla : " Abonimation! Sacrilege!... Les gens rient... vieille folle, moi? Ces personnalités de papier qui dansent sur ma tombe! Il faut leur faire payer! Payer.... Et toi que fais tu ? Rien .. C'est indigne... un sacrilege.. absolument. "

Le prince, effrayé, ne sachant que répondre à cette injonction tres virulente, ne put rétorquer que faiblement... " Mais, ma reine, que fais-tu ici ? ". Elle s'approchat de lui à grand pas et en planta son regard flamboyant dans le sien "Je veux dire.. ma reine, que fais-tu ici si ... vivante ? " Les yeux de la reine s'agrandirent et un rictus déforma sa bouche violette, dévoilant sa machoire édentée.. " Mais je suis venue dans ton rêve pour te rapeller à l'ordre.. tu ne pensais quand même pas que j'allais laisser ton âme tranquille? huhu ^^ "... " Rêve? Mon rêve? ...".
Le prince ouvrit les yeux et se redressa en se frottant la tête.. Il n'arrivait pas à comprendre quand et comment il s'était endormi.. surement juste apres avoir enlevé ses vêtements, déduisit-il en contemplant son corps nu et blème.
Mais lorsque son regard se posa sur le sol, il s'aperçu que, dans une flaque d'huile séchée, on avait écrit un nom : Auguste... Il avait envie de l'effacer du bout de son pied... Était-ce son nouveau nom, dans ce rêve, son nom de Roi ? Auguste... Auguste..., ça voulait dire quoi au juste ? Ah oui ! " vénérable "... C'était à n'y rien comprendre ! Il se souvint aussi que c'était le prénom du sculpteur Rodin dont il avait admiré le " Penseur "... " Prince Auguste ! il y a quelque chose qui ne colle pas !", se dit-il, " Qu'y suis-je au juste ? ". Le spectre de la Reine Andelia s'anima devant lui de plus belle. Mais elle faisait montre cette fois d'une certaine anxiété. Quelle déception en effet... elle n'avait plus que 22 heures d'espérance de vie post mortem... même pas une journée... Errer ad vitam non aeternam... Misérable fourmi(e) qu'elle était! Les souffrances d'une vivante n'avaient suffit à la punir, il fallait maintenant qu'elles l'hantent et s'acharnent sur une âme errante! Elle avait envie de revoir sa petite maison d'enfance, *le palais d'une innocente princesse* comme elle aimait l'appeler en son jeune temps, entouré de ce grand jardin fleuris de mille couleurs, mille parfums... ses papillons, son chat...
Elle devait rentrer!! Elle quitta brusquement la rue, errant 13h à la recherche de son trésor d'innocence. C'est bien épuisé qu'elle arriva en sa demeure, chez Elle...son véritable *chez elle*. *Euphorie*
Mais à l'euphorie succéda un accès de folie qui la caractérisait désormais!
"Ôh Papillons, venez que je vous coupe les ailes", "Ôh chat, viens nager avec moi... Sa vie s'arrête, elle fera en sorte que la votre aussi :s... trop rancunière, que voulez-vous. Elle ne vous a jamais demandé d'en faire une si sadique personne... Pourtant, elle l'est devenue, c'est à cause de vous! Merci. Elle vous remercie du fond du coeur... et puis tiens, en parlant de coeur, que faire du votre?
MiaM... Quel délice."



Chap III


Alors que le spectre de la reine finissait de hanter notre prince, il se rappela soudainement la folie et la douceur de ses 20ans... Animée de soirées passionantes, de banquets extraordinnaires et de quelques nuits de débauches qui rythmaient les jours du palais royale ! "Mon dieu que le temps passe vite! Il serait maintenant bon d'y remédier!" s'exclama-t-il. La nostalgie du prince se faisait de plus en plus ardente. Il jugea nécessaire de consulter le grand oracle du royaume (qu'il avait apercu dans une publicité télévisuelle) car lui seul pourrait expliquer pourquoi il avait subitement perdu la mémoire! était-ce la faute de conspirateurs?? ou un malheureux accidents?? Il se mit donc en quête de l'oracle, en faisant route vers Prozac, capitale du someille léger. Mais à l'orée d'un bois un petit lutin tout poilu fit son apparition et ... LUI SAUTA A LA GORGE !!! HORREUR!!! Qu'est-ce donc cette hideuse créature?!! "Hors de mon chemin, bactérie à poils! Et laisse moi reprendre ma route!" Le petit lutin hargneux et fort peu content de la réaction de notre cher prince se mit dans une rage monstrueuse!! Il saisit la main de l'homme entre ses crocs acérés et tandis que le sang jaillissait de ces veines princières, l'hideux lutin disparu sans laisser trace. Malgrès la douleur insoutenable que lui occasionnait sa blessure, le prince noua avec sang froid un morceau d'étoffe autour de sa main pour stopper l'hémorragie. Tout cela avait-il un sens? "Ne jamais oublier que tout rien veut dire quelque chose... Alors concentrons nous sur les forces de la nature environnante." "Regarde tes pieds et écoute cette douce musique. Cette musique inconnue. Ecoute la voix de cette inconnue, aussi inconnue que la musique, la musique est belle, mais l'inconnue est laide, elle n'est pas gentille... Mais aime-là! que veux-tu? t'es obligée de l'aimer... c'est ta mère!....mère!....mère!...." L'écho de cette phrase résonnait telle une terrible sentence, condamnant à jamais notre prince à son triste sort! Il portait définitivement sur son âme le seau de la royauté!
"Assez d'entendre cette voix qui m'énerve, je vais m'endormir. Mourir partiellement en attendant l'aurore.
Au petit matin, il reprit la route en direction de l'oracle. Ce dernier pouvait lui venir d'un vieux monsieur de 83 ans, qui avait quelque chose d'un moine bouddhiste et d'un nain de jardin sans chapeau. Le jeune prince eut comme un flash et vit soudain où il pouvait le rencontrer. Il devait se rendre dans le lieu-dit " D'entre deux-eaux ", près des deux collines à l'entrée de Prozac ou sinon il était encore temps pour lui de passer à autre chose.
Mais les sirènes du pouvoir avaient définitivement charmé le coeur innocent de notre prince. Il n'avait plus en tête que l'idée de tenir les rènes du royaume. Sur le chemin il se prit au jeu des pronostics de l'oracle : quelle en serait la teneur? D'une voix rauque et usée il imitait non sans talent ce vieillard qu'il voulait rencontrer :
"Cinq Ans. Cinq petites années... Nous changerons tous, regarde moi profond, ça sera la dernière fois.
Adieu jeune éphèbe."
La route se promettait d'être encore bien longue, alors il décida de s'arrêter dans une rustique petite auberge. L'aubergiste, voyagiste affilié du club Med, semblait ne pas lésiner sur les moyens pyrotechniques pour fasciner la clientèle et la fidéliser. Le spectacle était grandiose, l'orchestre légèrement un ton en dessous, mais l'opéra-ballet dans la veine des *Indes Galantes*
de Rameau, interprétés ici par Gustave, Jeannine et le *Village Boys Band* avait de quoi séduire même le plus réfractaire des pyromane culturel. Avant de se coucher sur son lit de paille, tapissé des plus beaux draps de soie de la contrée, il leva les yeux en l'air et dit haut et fort: "Mon dieu que je suis tombé bien bas!!!" Dès lors deux petites étincelles se mirent à briller devant lui. Celles-ci semblaient danser, puis peu a peu elle prirent forme; au début toutes vaporeuses, puis après quelques instants il put distinguer les formes de la "chose"..."mais qu'est-ce donc???" "un chat mon ami!!!" lui répondit la créature!! "oui un chat magique, un chat un peu spécial... Mais chat néanmoins!!"Trés surpris le prince en écarquilla des yeux ronds comme des billes...
"Un chat qui parle et qui disparait et réaparait!! Il faut vraiment que j'arrête le Zoprac moi!" "Je suis pourtant bien réel" s'enorgueillit le chat noir, " Mon ami, tu es comme un mathématicien aveugle qui me cherche dans une pièce sombre, alors même que je ne suis pas... où tu crois". Légèrement dubitatif, le prince victime selon lui d'un envoûtement (d'un breuvage ensorcelé ou d'un repas aux épices malignes) décida de se coucher aussitôt pour oublier tout ça au plus vite.
Cette nuit là, il fut dévoré par des cauchemars plus atroces encore qu'une première rencontre avec une belle-mère! Tant de phrases, tant de voix, qui obscurcirent son sommeil :



"Mais comment est-ce qu'il a fait?"
"Il a surement des dons que nul ne connait"
"Mui, c'est sans doute ça."
"Mais on s'en fout, se soir, du kouskous au diner"
"On sera moins fatiguée, et on fêtera le tout, tous, ensemble."
"Miam, quel bonheur."
"Ne le prenez pas trop au sérieux, il fait de petites crises de folie..."
"Sa mère sA MEre SA mErE...
dit qu'il DIKIL dIt Kill...
lui a demandé é E eE..
de garder un secret:
"c'est un revenant"...
"Elle ne le croit pas PaS pAs..."
"Mais quelle conne!
Ce n'est pas comme ça qu'on garde un secret!"


Inutile de préciser que le réveil fut difficile. c'était la pire gueulede bois que le prince n'avait jamais connu... sauf peut-être..enfin bref... Une fois remis (après quand même 13 heures de gros dodo) Il sauta du lit, se vêtit et repris sa route accompagné de son chat stupéfiant (*On the road again*).
Arrivé au lieu-dit "D'entre deux-eaux", il marcha sur la queue sacrée du chat et, ne parvenant pas a se retenir dans sa cascade, il tomba alors dans une flaque, une belle flaque rouge...il se demanda bien sur d'où venant cette couleur si rougeoiante, il était alors couché sur le sol. Levant la tête, il vit cette grosse boule rouge dans le ciel, c'était le SoLeiiiiL! Mais d'où venait cette couleur rouge, qui n'est pas très commune au soleil quand il fait 46° ! Et bien c'est le Soleiiil d"entre deux eaux", un Soleiiiil unique! Le chat éleva alors la voix, c'était une voix fluette et fine comme les gouttes qui tombent du ciel kan le soleil est pas rouge, ce qui n'arrive jamais ici! Cette voix dit: " ohhhh vite, attrape le Soleiiil, attrape la boule Rouge, et t'auras un bisou tout pâteux sur la bouche"!
Le prince se retourna vers le chat et aussitôt dit, aussitôt fait : sans penser cette fois qu'il avait de nouveau perdu la boule, il acquiesça, puis s'élança en l'air. Le beau prince fut comme lavé d'une vague chaude de tous ses tourments et de toutes ses souillures... Ayant repris ses esprits, il reprit aussi très vite du poil de la bête ; sans tarder, il entreprit de rechercher la grande maison qu'il avait vue dans sa vision, cela ne s'avérait pas bien compliqué. La bâtisse à trois étages avait une façade peinte d'un vert émeraude avec des volets bleus.



Chap IV

Il était à peine quinze heures quand le beau prince la trouva au bout d'une rue en pente, au 46, rue du repos. Il alla sonner, se présenta à la jeune femme qui lui ouvrit aimablement la porte, et demanda à voir ce vieil homme dont il savait qu'il demeurait en ces lieux. Soudain il entendit une grosse voix s'exclamer au premier étage : " Magali, faites monter le jeune homme avec son chat, je les attendais. Euh... ! Et apportez-nous un thé au citron, s'il vous plaît."
Le prince resta stupéfait...comment se pouvait-il?? le vieil homme aimait donc lui aussi le thé au citron?? Etonnant, fantastique! comme quoi tout était possible! Ainsi, il gravit les marches de l'escalier en colimaçon qui bordait successivement et de manière fort élégante la rampe de l'escalier. 83 marches! C'était ce qu'il avait retenu de l'ascension jusqu'à la porte bleu rouge-gorge qui se tenait à présent en face de lui. Il tapa 3 coups, et ce fut Magali, la jolie portière, qui passa en premier munie d'un plateau, de 2 tasses de thé citron et de petits cookies..."mmm comme tantine la fée en fait de magiques... rien de meilleur pour entrevoir une bonne conversation alléchante" se prit-il à rêvasser. ainsi donc, la porte s'ouvrit et alors, il vit l'homme...dans le noir! Donc le premier réflexe fut d'atteindre l'interrupteur afin que lumière se fasse. Mais il allait découvrir à ses dépends, le peché mignon du vieux bonhomme : un sens de l'humour débridé. Tout était prétexte à blagues lourdes et idiotes. L'interrupteur ne fit pas exception. Notre prince eut donc la mauvaise surprise de recevoir une bonne décharge électrique, qui le défrisa quelque peu. Défriser...oui c'était le mot qui convenait! Puisque notre cher prince avait ainsi révé lors de ces derniers délires qu'il venait de sortir de chez le coiffeur avec la nouvelle coupe caniche rose qui faisait un malheur dans le moyen-âge de notre époque! Ainsi, et ce comme par magie, le prince avait subitement eu cette même coupe qui lui était fort bien plaisante et qui mettait ses petits yeux bleus d'hamster en valeur, les faisant scintiller de mille feux comme les étoiles du ciel plein de nuages noirs.
Ainsi donc, la lumière n'était pas allumée. Le vieil homme déclara alors de sa jolie voix morne: " que la lumière soit.." et la lumière fut. Notre petit prince, qui ressemblait encore à un joli mouton, eu le regard attiré par quelque chose de vert, quelque chose d'horriblement flash...! il resta alors interrompu, tout en restant a côté de l'interrupteur, quand il vit les immenses, les énormes, petites pantoufles en forme de lapin vert du veillard! " ils ont trop regarder Popeye et ses épinards" déclara ce dernier. Le vieillard l'invita à s'asseoir sur une de ses chaises bizarrement travaillées. Le prince par méfiance préféra rester sur ses deux jambes, craignant un nouveau mauvais tour joué cette fois à son postérieur.
Le viel homme inspecta le prince des pieds à la tête et regarda avec étonnement le chat. Puis, soudain une lumière vive se plaqua sur le visage du prince qui fut éblouit. " Nom prénom , âge, casier judiciaire, antécédent médicaux, nom et prénom des parents ainsi que leur travail???????!!!!!!" demanda le viel homme d'un air menacant!
Le prince parut confu!! Et se mit à bégailler! "je... je suis prince de la Nouvelle-Hélène, j'ai 26ans et 5 mois, et et... et je crois n'avoir jamais commis de crime...peut être une fois étant jeune j'ai fumé un peu de paille et je me suis fait prendre par la garde royale...sinon....euh...j'ai eu la varcivelle, euh ....et l'arrachage d'une dent de sagesse....."
"Suffit!" cria le viel homme, "et vos parents???" demanda t'il.


Le prince répondit plus calmement:" ma mère était couturière pour Jen pol Goutière puis en épousant mon père le roi de la "Vielle-Hélène", elle devint reine royale!" "mais mon père fut tué par l'horrible chef barbare Gargantua et ma mère..."
" Et quelle est ta date de naissance ? lança de nouveau le vieillard en haussant le ton. L'année prochaine, tu vivras une crise majeure dans ta vie, reviens me voir alors, savoir qui l'on est n'est possible vraiment qu'en temps de crise ; jusque là, voyage, profite des instructions de tes précepteurs, maîtres d'armes et maîtres à penser. L'an prochain, tu seras perdu, tu voudras comprendre quel est l'unique but de ta vie. Tu ne m'as pas répondu. Dis-moi quel jour tu es né ! "
"Je suis venu au monde un jour de pleine lune du vingtième quart quantien! c'est tout ce dont je me souviens! Ce jour fut terrible pour mes proches car une naissance sous le signe de la *fourmi verte* est synonyme pour un fils royal de la fin de sa dynastie!"
"mon dieu!!! je m'en doutais" rétorqua le viellard "la fin est proche prends cette broche elle seule pourra encore sauver notre peuple tu sauras t'en servir le moment venu je ne peux rien te dire de plus il fautra que tu cherches la reponse au fin fond de toi SEULE cette voie pourra t'aider que la lumiere soit avec toi mon ami
et il le laissa seul le prince s'interloqua il avait la frousse ...!! ...







Ont participé :
*Moa bien évidemment*
*Elfanee* son blog
*Milix* son blog
*Sicutaxzy* son blog
*Co* son blog
*Aion* son blog
*Jeune-oubliée* son blog
*Richa* son blog
*Petite Bulle Noire* son blog
*rêveur-étrange* son blog
*Manaa* son blog
*Etre+* son blog
*Nutellademon* son blog
*Melyssss* son blog


________________________________Vos généreux Commentaires

# Posté le dimanche 22 mai 2005 18:58

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:04

Dès que nous naissons, nous pleurons d'être venus sur ce grand théatre de fous (le roi Lear)

Dès que nous naissons, nous pleurons d'être venus sur ce grand théatre de fous (le roi Lear)
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_________________*Ma vie. Etoffe de sucre et de sel. Tapie sous un piano d'enfant*

C'est terrible! voici donc que je fréquente Nothomb et Shakespeare, Beaudelaire et Breton...que je me retrouve affublé d'un costume taillé dans le rock ciselé d'un Bloc Party, la pOp majestueuse d'un Coldplay ou envoûtante des Camille et Pauline Croze. Il serait indécent sincèrement de ne pas vous faire partager mes expériences d'alitées ratures. Alors bien sûr vous me direz que je ne suis qu'un marin perdu, baignant dans l'alcool pur, saignant les 7 mers de mon esprit tourmenté, et charmé par des sirènes vulgaires.

oui mais voilà, j'ai faim de vies souterraines. Envie d'écrire mes chants affamés. Vous êtes donc je suis. Absent donc j'écris. Je vous ai laissé une adresse Msn (roi-livre@hotmail.fr) pour les petites envies d'absence personnifiée, d'âme invisible. Bien à vous,


_________________________________________________°Roi-Livre°





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# Posté le jeudi 12 mai 2005 17:31

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 08:58